Comment fixer la zone d’exclusion d’une PEMP ?

Nacelle télescopique 11.80m KL26 sur châssis Renault Master

Comment fixer la zone d’exclusion d’une PEMP ?

Nacelle télescopique 11.80m KL26 sur châssis Renault Master

En 2024, l’IPAF a recensé 170 incidents majeurs impliquant des PEMP dans le monde, dont 100 décès. En France, les données INRS font état de 220 accidents liés aux nacelles élévatrices pour la seule année 2020, dont 19 mortels. Parmi les causes récurrentes : des piétons ou des véhicules présents dans l’espace d’évolution de la machine, faute d’une zone d’exclusion correctement définie et matérialisée.

Pourtant, si vous demandez quelle est la taille réglementaire d’une zone d’exclusion PEMP, vous n’aurez pour seule réponse qu’il n’existe aucune valeur fixée en mètres dans les textes français. Ni dans le Code du travail, ni dans la recommandation CNAM R486A, ni dans la norme NF EN 280-1. Ce que la réglementation impose, c’est une logique : dimensionner la zone conformément à l’évaluation des risques propre à chaque intervention.

C’est précisément l’objet de cet article. Nous allons vous expliquer comment raisonner pour fixer cette zone, quelles dimensions de référence existent tout de même (et dans quels cas elles s’appliquent), comment gérer les accès piétons, et avec quels équipements la matérialiser sur le terrain.

Zone d’intervention, zone d’exclusion : deux notions à ne pas confondre

Avant d’aller sur le terrain, il faut clarifier un point que beaucoup d’opérateurs mélangent. La zone d’intervention et la zone d’exclusion ne sont pas la même chose.

La zone d’intervention : l’espace d’évolution de la PEMP

La zone d’intervention désigne l’ensemble du volume tridimensionnel dans lequel la nacelle élévatrice sur porteur se déplace pour réaliser la tâche. Cette zone englobe :

  • L’emprise au sol du châssis porteur et des stabilisateurs déployés
  • L’ensemble de la course du bras (déport horizontal, hauteur d’élévation, rotation de la tourelle)
  • La hauteur de travail effective, c’est-à-dire la hauteur de la plateforme additionnée de la portée des opérateurs

L’INRS est explicite sur ce point dans son document ED 801 : le conducteur doit pouvoir positionner le châssis porteur à la verticale de la zone de travail, ce qui implique d’anticiper toutes les configurations de bras possibles avant même de stationner la machine.

La zone d’exclusion : le périmètre interdit

La zone d’exclusion est le périmètre délimité autour et en dessous de la PEMP en fonctionnement, dans lequel l’accès des personnes non autorisées est strictement interdit. Elle englobe nécessairement la zone d’intervention, mais lui ajoute une marge de sécurité proportionnelle aux risques identifiés.

Elle vise à prévenir quatre types d’accidents que les bases de données INRS (Epicea) et IPAF identifient comme les plus meurtriers :

  • La chute d’objets ou d’outils depuis la plateforme vers les personnes situées en dessous
  • Le renversement ou le basculement de la PEMP sur des piétons
  • La collision entre la PEMP en mouvement et un véhicule ou un piéton
  • L’éjection d’un opérateur hors de la nacelle par effet de choc ou d’oscillation (effet pendule)

L’article L.4121-1 du Code du travail impose à l’employeur d’évaluer les risques et de mettre en place les mesures de prévention adaptées. La recommandation CNAM R486A, qui encadre le CACES nacelle, précise que le balisage de la zone d’évolution fait partie des compétences obligatoirement évaluées lors de l’examen pratique. Ne pas baliser la zone, c’est donc un manquement à la fois réglementaire et certifiable.

Comment dimensionner la zone d’exclusion ?

C’est la question que tout le monde se pose, et la réponse dérange souvent : la réglementation ne fixe pas de valeur en mètres. Ni l’INRS, ni le Code du travail, ni la norme NF EN 280-1 ne donnent un chiffre universel. L’IPAF lui-même utilise l’expression « taille appropriée » (« of an appropriate size ») en renvoyant systématiquement à l’évaluation des risques.

Ce n’est pas un vide juridique. C’est une logique de prévention : la taille de la zone d’exclusion dépend de votre situation réelle, pas d’un gabarit standard. Toutefois, voici selon nous les paramètres sur lesquels vous devez vous appuyer.

La hauteur de travail

Plus vous travaillez haut, plus la zone d’exclusion doit être étendue. La logique est simple : un objet lâché depuis 20 mètres peut atterrir bien au-delà de l’emprise verticale de la plateforme. La trajectoire dépend également du vent, du type d’objet, et des mouvements de bras. L’IPAF, dans son Toolbox Talk A26 consacré aux objets tombants, insiste sur ce lien direct entre hauteur et surface de danger.

Le déport maximal du bras dans toutes ses configurations

La zone d’exclusion doit englober l’intégralité de l’emprise maximale de la PEMP, y compris le contrepoids arrière. Une erreur classique consiste à baliser uniquement le côté nacelle et à oublier que le bras tourne. Sur une PEMP de groupe B (bras articulé multidirectionnel), la rotation de la tourelle peut faire déborder la structure de plusieurs mètres dans un sens que l’on n’avait pas anticipé. L’IPAF recommande explicitement de préférer des PEMP à zéro dépassement arrière (zero tail swing) ou avec slew restriction dès que l’espace est contraint.

La nature et le volume du trafic à proximité

En espace public ou sur voirie, le dimensionnement de la zone d’exclusion doit intégrer le trafic réel : nombre de piétons, présence de personnes vulnérables (PMR, enfants), intensité du trafic véhicule, gabarit des camions et bus susceptibles de passer. Une zone surdimensionnée vaut toujours mieux qu’une zone trop étroite.

Les conditions météorologiques

Le vent est un facteur souvent sous-estimé. Il agit à double titre : il déstabilise la PEMP elle-même au-delà de la vitesse limite constructeur, et il modifie la trajectoire des objets tombants. Le HSE recommande d’inspecter la plateforme et de revérifier la zone après des conditions météorologiques sévères.

Les seules valeurs chiffrées de référence

Deux situations font l’objet de valeurs explicites dans les guides IPAF :

SituationValeur de référenceSource
Passage piéton temporaire en espace publicLargeur libre minimale : 1 à 1,5 mIPAF TE-1095-0222
Zone no-go électriqueDistance minimale : 4 m des lignes aériennes (MAD)IPAF / HSE
Zone de surveillance électriqueDe 4 à 6,4 m : évolution possible, vigilance maximaleIPAF TE-1095
Toutes les autres situationsTaille « appropriée » issue de l'évaluation des risquesCNAM R486A – Code du travail

La zone d’exclusion doit toujours englober l’intégralité de l’emprise maximale de la PEMP dans toutes ses configurations (bras orienté, stabilisateurs déployés, contrepoids inclu), augmentée d’une marge de sécurité proportionnelle à la hauteur de travail, au vent et à la nature des objets manipulés. En cas de doute, élargissez.

Encadrer la circulation des piétons

La réponse de principe est simple : personne ne doit pouvoir circuler sous la plateforme ou dans la zone d’évolution de la PEMP. L’IPAF le formule sans ambiguïté dans son guide Street Smart : « Restrict access to pedestrians so that they cannot walk under the platform. »

En pratique, la gestion des accès dépend du contexte d’intervention.

Accès piétons sur un chantier fermé ou un site privé

Dans ce contexte, la zone d’exclusion concerne avant tout la co-activité : les autres corps de métier, les caristes, les véhicules de livraison. Un accompagnateur au sol est obligatoire pour les PEMP de type 1 (translation depuis la nacelle) dès lors qu’une co-activité est possible. Son rôle est triple : surveiller la zone, en interdire l’accès, et actionner les commandes de secours depuis le sol en cas d’urgence.

La recommandation CNAM R486A précise que le maintien du balisage et le contrôle des accès sont des obligations évaluées au CACES. Ce n’est donc pas une bonne pratique optionnelle : c’est un critère de compétence certifié.

Accès piétons en espace public ou sur voie publique

C’est là que la gestion des piétons devient la plus complexe. L’IPAF consacre un document entier à ce sujet (TE-1095-0222 « Safe Use of MEWPs in Public Areas ») et y formule des recommandations précises :

  • Faire évaluer le site par une personne compétente avant intervention : volume de trafic attendu, itinéraires piétons, présence de personnes vulnérables
  • Dévier les flux piétons avec une signalisation temporaire claire, en maintenant un passage libre d’au moins 1 à 1,5 m de large
  • Envisager le recours à une société professionnelle de gestion du trafic pour les interventions longues ou à fort trafic
  • Obtenir les autorisations nécessaires auprès du gestionnaire de voirie avant toute occupation de l’espace public
  • Porter un gilet de signalisation haute visibilité : obligatoire pour tous les intervenants sur voie publique

Dans certains cas — intersection fréquentée, artisan seul, PEMP de grande portée — il faudra aller jusqu’à la fermeture partielle de la voie avec feux tricolores provisoires. Ce n’est pas une contrainte disproportionnée : c’est la réponse proportionnée à un risque réel.

La communication entre les opérateurs

Lorsque la hauteur de travail ne permet plus de communication visuelle directe entre l’opérateur en nacelle et l’accompagnateur au sol, une liaison radio est imposée. Ce point est souvent négligé sur les chantiers. Si le conducteur de nacelle ne peut pas voir ce qui se passe en dessous de lui — et c’est fréquent dès 10–12 m de hauteur — l’accompagnateur est ses yeux. Sans communication fonctionnelle, ce rôle devient inopérant.

Quels équipements choisir pour matérialiser la zone d'intervention ?

Baliser une zone d’exclusion, ce n’est pas simplement poser deux cônes orange et passer à autre chose. La matérialisation doit être visible, physiquement efficace et proportionnée au risque. Voici ce que recommandent l’INRS et l’IPAF selon les situations.

Les équipements de balisage adaptés

Rubalise et cônes de chantier

Ils conviennent pour un balisage rapide sur un chantier fermé, avec peu de trafic extérieur et une co-activité maîtrisée. La rubalise reste franchissable : elle signal, elle n’arrête pas. C’est pourquoi elle ne suffit pas seule en espace public ou dès que le risque de collision est élevé.

Barrières rigides

Pour les interventions sur voie publique, en zone urbaine ou dès que le trafic est dense, des barrières rigides de type Vauban ou New Jersey s’imposent. Elles créent une séparation physique que ni un piéton distrait ni un véhicule ne peut franchir accidentellement. L’IPAF le formule ainsi dans son guide TE-1095 : les barrières physiques sont le premier niveau de protection, la signalisation vient en complément.

Panneaux de signalisation temporaire

En espace public, les panneaux homologués sont obligatoires : panneaux K5 (intérdit aux piétons), K10 (passage), B-interdiction directionnelle. Leur mise en place doit suivre les règles de signalisation temporaire de chantier (instruction interministérielle sur la signalisation routière, partie 8).

Balisage lumineux pour le travail de nuit

Si vous intervenez de nuit ou en visibilité réduite, les cônes et barrières classiques ne suffisent plus : le balisage lumineux est impératif. Girophares, balises à LED, rubans à LED rétroréfléchissants : l’objectif est que la zone soit visible à distance depuis tous les angles, y compris pour les conducteurs de véhicules.

Le gilet haute visibilité

Deux EPI complètent systématiquement le dispositif de balisage :

  • Le gilet de signalisation (classe 2 minimum) pour l’accompagnateur au sol et tous les intervenants visibles sur voie publique — obligatoire dès que vous intervenez sur ou à proximité d’une route ouverte à la circulation
  • La liaison radio entre l’opérateur en nacelle et l’accompagnateur au sol, dès que la communication visuelle directe n’est plus possible

Matérialisation : la règle des trois niveaux

Niveau 1 – Chantier fermé, faible co-activité : cônes + rubalise + accompagnateur au sol

Niveau 2 – Espace semi-public, trafic modéré : barrières rigides + panneaux temporaires + gilet HV + accompagnateur

Niveau 3 – Voie publique, trafic élevé ou travail de nuit : balisage lumineux + feux provisoires + gestionnaire de trafic + autorisations voirie

Quelques situations spécifiques à prendre en compte

Intervention sur voie publique

Intervenir sur voie publique avec une nacelle implique des démarches préalables que beaucoup d’opérateurs sous-estiment. Avant d’arriver sur site :

  1. Demandez l’autorisation d’occupation temporaire de la voie publique auprès du gestionnaire de voirie (mairie, Direction Départementale des Territoires, ASF selon le type de route)
  2. Définissez votre plan de balisage et de gestion du trafic
  3. Choisissez une PEMP adaptée : une machine à zéro dépassement arrière (zero tail swing) ou équipée d’une slew restriction permet de travailler au plus près des flux sans empiéter sur la circulation

L’IPAF rappelle également qu’il faut tenir compte du gabarit des camions et bus susceptibles de passer à proximité. Une nacelle dont le bras déborde de 20 cm dans une voie de circulation peut percuter un poids lourd. Ce scénario est répertorié dans les bases d’accidents IPAF.

Travail à proximité de lignes électriques aériennes

C’est la situation qui concentre le plus de décès liés aux PEMP dans le monde. L’IPAF identifie le contact avec des lignes électriques aériennes comme l’un des quatre grands tueurs avec les PEMP (aux côtés du renversement, du coincement et de la chute de hauteur).

La règle est non négociable :

  • Zone no-go (interdiction absolue d’approche) : 4 mètres minimum de toute ligne électrique aérienne (MAD – Minimum Approach Distance)
  • Zone de surveillance : de 4 à 6,4 mètres, évolution possible sous vigilance maximale et avec des mesures complémentaires

Si votre zone de travail est dans ce périmètre, la solution la plus sûre est de demander la consignation électrique du réseau auprès du gestionnaire (Enedis, RTE, opérateur privé). Aucune économie de temps ne vaut le risque d’un contact avec une ligne sous tension.

Chargement et déchargement de la PEMP

La phase de chargement et déchargement est souvent la plus négligée en matière de balisage. L’IPAF est pourtant très clair dans son guide dédié : la zone de chargement doit être :

  • De taille suffisante, bien éclairée, sur sol ferme et de niveau
  • Ségréguée des autres activités de travail et des flux de trafic
  • Exempte de piétons non autorisés pendant toute la durée de la manœuvre

La machine en cours de chargement est potentiellement instable. Un stabilisateur partiellement replié, un vérin hydraulique en cours de descente : autant de configurations où la PEMP peut basculer sans préavis.

Définir la zone d'exclusion en 5 étapes

Analyser le site et évaluer les risques

Avant tout, observez : quel est le sol, la pente, le trafic, la hauteur de travail, les obstacles aériens, les lignes électriques, la présence de piétons, les horaires de passage. Cette évaluation doit être formalisée si elle fait partie d’un plan de prévention (obligation dès que deux entreprises cohabitent). Sur un chantier ponctuel, elle peut rester une check mentale structurée — mais elle doit avoir lieu.

Dimensionner la zone

Sur la base de votre évaluation : définissez l’emprise maximale de la PEMP dans toutes ses configurations (stabilisateurs + déport max + contrepoids), ajoutez la marge de sécurité selon la hauteur de travail et le type d’exposition. Si vous êtes à proximité de lignes électriques, appliquez les distances MAD sans négociation.

Implanter et stationner la PEMP

Choisissez l’emplacement de mise en station qui permet de travailler à la verticale de la zone cible, tout en laissant la place nécessaire au balisage autour. Calez et déployez les stabilisateurs conformément à la notice constructeur. Vérifiez le niveau. Un premier déplacement à basse hauteur vous confirmera que le bras n’entre pas en contrainte avec un obstacle non repréféré.

Baliser et matérialiser

Déployez vos équipements de balisage adaptés au niveau de risque (voir section 4 ci-dessus). Interdisez l’accès de tous côtés, y compris du côté du contrepoids. Assurez-vous que la signalisation est visible depuis la distance nécessaire. Sur voie publique, mettez en place la signalisation temporaire réglementaire.

Surveiller pendant toute l’intervention

Le balisage n’est pas un acte unique : c’est un dispositif vivant. L’accompagnateur au sol surveille la zone, interdit les intrusions, et signale tout changement de situation (arrivée d’un engin, modification du trafic, enfoncement d’un stabilisateur). Si la situation évolue, la zone doit être réévaluée et, si nécessaire, élargie.

Ce que dit la réglementation

La zone d’exclusion n’est pas une invention de préventeur. Elle s’inscrit dans un cadre réglementaire précis, même si aucun texte ne fixe de dimension en mètres. Voici les références essentielles.

Textes français

  • Code du travail, art. L.4121-1 : l’employeur est tenu d’évaluer les risques et de mettre en œuvre les mesures de prévention nécessaires
  • Code du travail, art. R.4323-55 à R.4323-57 : autorisation de conduite obligatoire délivrée par l’employeur, formation et CACES requis
  • Arrêté du 2 décembre 1998 : conditions d’utilisation des équipements de travail
  • Arrêté du 1er mars 2004 : vérifications périodiques des PEMP (tous les 6 mois)
  • CNAM R486A : recommandation encadrant le CACES nacelles — le balisage de la zone d’évolution est une compétence évaluée obligatoirement
  • Note ministérielle du 26 février 2008 (annexe INRS ED 6419) : interdit de quitter la nacelle en position haute

Normes et référentiels internationaux

  • NF EN 280-1 : norme européenne de référence, classification des PEMP par groupe et par type
  • IPAF TE-1095-0222 : guide Safe Use of MEWPs in Public Areas — la référence pour les interventions en espace public
  • HSE (UK) : Mobile Elevating Work Platforms — hse.gov.uk/construction/safetytopics/mewp.htm
  • ANSI A92.22-2018 (USA) : Safe Use of MEWPs, inclut la gestion des zones d’exclusion et des responsabilités

Qui est responsable ?

La responsabilité est partagée mais clairement répartie :

  • L’employeur est responsable de l’évaluation des risques, de la mise en place du plan de prévention, du choix des équipements et de la délivrance de l’autorisation de conduite
  • Le conducteur certifié CACES R486 est responsable de la mise en station, du balisage et de la surveillance de la zone au sol
  • L’accompagnateur au sol est responsable du maintien du balisage, du contrôle des accès et des manoeuvres de secours

En cas d’accident, les enquêtes du travail remontent systématiquement la chaîne de responsabilité. « Je ne savais pas qu’il fallait baliser » n’est pas une défense recevable pour un conducteur CACES. La connaissance des règles de balisage fait partie de la certification.


Quels sont les règles à retenir ?

Fixer une zone d’exclusion autour d’une PEMP, c’est avant tout un exercice de jugement professionnel, pas une opération de coloriage. Voici les trois points à retenir :

  1. Il n’existe pas de dimension réglementaire universelle

    Seules deux valeurs chiffrées sont explicites : le passage piéton libre minimum de 1 à 1,5 m en espace public (IPAF), et la distance no-go de 4 m des lignes électriques. Pour tout le reste, c’est l’évaluation des risques qui commande.
  2. La zone d’exclusion est un dispositif vivant

    Elle ne se pose pas une fois pour toutes au début du chantier. Elle doit être surveillée, maintenue et réévaluée pendant toute l’intervention. C’est le rôle de l’accompagnateur au sol.
  3. La responsabilité est identifiable et engageable

    Employeur, conducteur CACES R486, accompagnateur : chacun a un rôle précis. En cas d’accident, la chaîne de responsabilité est examinée. Le balisage n’est pas une bonne pratique optionnelle — c’est une obligation certifiée.

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